Argument : faire parler des cartes postales anciennes, des photos anciennes du quartier, d'un coin de rue. Travaux d'écritures d'enfants autour d'une photo, au coin d'une photo. Inventer et rédiger des histoires, des personnages, imaginer leur vie, leurs occupations, leurs manières d'être. Visiter le quartier pour retrouver les angles de prises de vue et comparer. Dessiner ce qu'on voit aujourd'hui. Comparer. Concrétiser le temps qui passe. L'illustrer.

1. Choisir des cartes postales avec des personnages en place.

2. Décrire, décrypter, qui, quoi, ce qui se passe, l'habillement, les détails à faire parler, avouer, ce qui se cache peut-être, ce que ça fait dire. Inventer. Imaginer. Faire ressentir. Dire son ressentir.

3. Grossir le détail, le personnage et écrire, rédiger, faire parler

4. Photocopier sur rhodoïd et projeter la carte postale en grand sur une surface blanche. La redessiner, contourer, repeindre. Sépia. Noir et blanc. Détails. Grossissements. Crayons de couleurs, gouaches, craies. Avec le prof de dessin.

5. Choisir une douzaine de cartes postales pour réaliser le travail : de 1 à 6 ///// de 7 à 12

6. L'abouti est une expo dans le quartier avec la carte postale de départ, le dessin grossi, les détails, dessinés, écrits, les mots et les histoires qui vont avec. Un livre ?

 
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 Photo 1

 La guinguette

"Jean, la boulangerie est ouverte !! Tu peux y aller"
Jean répond:
"Je n'ai pas le temps, je dois accompagner Simone à son travail."
Simone dit:
"J'arrive, j'arrive ne t'inquiète pas ! D'accord ?"
Jean dit:
"Simone, il est 9h00 , tu vas être en retard."
La chef des balayeuses dit:
"Allez, on rentre."

Colin.

   
     
     

 La photo 2

 Le film va commencer .

Un film va commencer. Devant le café des enfants sont en train de jouer. Aux cerceaux. Ils sont en train de crier pour un concours. Le directeur du café sort et hurle :
" Partez d'ici ! Vous criez trop fort et vous génez les gens qui regardent le film !"
"Quel film ?" disent les enfants. Le directeur répond en colère : "CHARLIE CHAPLIN ! ". Et ils repartent.

Fayrouz

 Autre Texte  
     
     

 Photo 3

     
     
     

 Photo 4

L'usine Foulon

Toutes les femmes sont des ouvrières de l'usine
de bonbons et chocolat "Foulon". Les enfants des ouvrières viennent les chercher pour manger. Les enfants attendent leurs mères qui discutent de la pièce de théâtre "La beauté du diable". Le monsieur qui est derrière la foule est handicapé . C'est un ancien employé de l'usine.
Le monsieur sur le côté rentre chez lui pour manger .

Eva

Marius

Marius est handicapé, il a une jambe cassée. Il traverse la rue pour aller au marché place de la Réunion, il tourne la tête et il voit les employés de l'usine Foulon et leurs enfants qui font une photo. Marius veut aller sur la photo mais le directeur lui dit :
" Va-t-en, va-t-en, tu n'es pas invité !! "
Alors Marius s'en va.

 

Emilie

 
     
     

 Photo 5

 Rafle de clébards

"Eh, Jules ! Raconte ta journée d'hier..."

" Hier, je me sentais comme une fripouille de choper des clébards et des greffiers ! Hier, j'ai embarqué un clebs avec le tarin écrasé comme si un boxeur lui avait défoncé son pif ! Assez duraille à choper mais il y avait un clébard tout mimi, ça m'a fait mal au palpitant... Je n'aime pas ce boulot. Ressers-moi un demi... "

Marius

 Rafle de chiens.

Dans la rue de la Réunion une dame sortit du boucher et elle aperçut son fils qui était en train de parler avec une jeune fille. Soudain la jeune fille lui donna une lettre.
La dame qui s'appellait Simone arriva très énervée et dit:
"Mais je t'avais dit de ne pas parler à cette fille".
La fille, très triste, partit avec sa lettre. Et Simone dit :
"Bon débarras !"
Et elle partit avec son fils à la maison.

Sarah

     

Le retour de Kiki

Il était une fois Simone Brévière née en 1890 et morte en 1950. Elle tenait un petit salon de coiffure, ses parents étaient de la même profession car dans la famille Brévière cela se transmet de génération en génération.
Le 5 novembre 1930, en sortant de chez le boucher où elle venait d'acheter du saucisson, de la dinde, de l'escalope de veau,10 cuisses de grenouille, du cheval, une anecdote très surprenante s'est produite : Simone vit sa fille Paulette, une lettre à la main. Alors elle courut vers elle en lui disant :
"Pourquoi ma fille, me rends-tu si malade en fréquentant ce garçon aussi mal élevé ? Ah ma fille quand vas-tu arrêter de gâcher ta vie ? Pourquoi flirtes-tu avec ce garçon ?
-- Mais, mais maman c'est Jean il... il est si beau !".
Sur le chemin du retour, Simone fit la morale à sa fille mais soudain la conversation s'arrêta brusquement quand Paulette s'exclama :
"Mais c'est notre caniche, Kiki ! Laissez-le tranquille !"
Une larme sortit de l'oeil gauche de Paulette (car Kiki s'était enfui du foyer de Simone et Pascal le 12 décembre 1913. Ce fut un jour tragique dans la vie des Brévière).
Mais quand Simone vit son chien dans les bras des messieurs de la fourrière qui l'avaient attraper et voulait l'emmener loin d'ici, alors Simone fit tout pour le rattraper mais en vain. C'est là que Jean, le petit copain de Paulette, prit ses jambes à son cou pour rattraper Kiki.
C'est depuis ce jour que Simone et Pascal acceptèrent Jean dans la famille. Simone et Pascal Brévière finirent leur vie paisiblement tandis que Paulette et Jean se marièrent et eurent beaucoup d'enfants.

Sacha